Partager l'article ! La guerre de l'été 2006-Archives et analyses à chaud: Ces archives sont issues de notre Blog alimenté durant le conflit (http://dr-thierry ...
Alors qu’au Conseil de Sécurité de l’ONU, les négociations se poursuivent, la communauté internationale faisant encore preuve de son incapacité à agir et à condamner Israël, les deux
adversaires jouent ‘sur le fil’. On sent bien qu’une guerre des nerfs est engagée.
Pour Olmert, il a fallu décider, non sans hésitations, d’autoriser éventuellement Tsahal a dépasser le fleuve Litani et ainsi, risquer de s’embourber au Liban. Olmert joue gros car cela
risque de générer des pertes militaires lourdes que son opinion publique ne supportera pas indéfiniment. Signe de la fébrilité israélienne et de l’échec militaire, Udi Adam, qui était
chargé des opérations au Liban, a été désavoué et remplacé par le chef d’état-major adjoint Moshé Kaplinsky. Sur un plan militaire, c’est un fait assez rare et tres maladroit : changer un
chef en pleine guerre….
De son coté, Sayed Hassan Nasrallah en s’exprimant ce soir, a voulu mettre la pression sur une possible faiblesse du gouvernement libanais au sein duquel (comme israéliens et américains
l’oublient régulierement), il est représenté. Il a affirmé que tout accord que le gouvernement accepterait à l’ONU et qui sortirait du plan en sept points de Fuad Siniora que tous les
Ministres (y compris Hezbollah) avaient validé, ne serait pas respecté sur le terrain. Il est, en effet, acquis que le Hezbollah va désarmer à l’issue du conflit et se plier à la résolution
1559. Tout comme Ehud Olmert est sensible à son opinion publique, Sayed Hassan Nasrallah doit tenir compte de sa base populaire et ne peut sortir de ce conflit en donnant l’impression d’une
guerre pour rien, d’autant que bien que le Liban sera détruit, on sait à présent qu’il ne faudra pas compter sur l’ONU pour condamner Israël. Cet Etat terroriste jouit, en effet, d’une
impunité récurrente qui lui permet d’occuper un pays, d’y perpétrer des massacres (Kana en 1996 puis en 2006, Jenin, Sabra, Shattila…..) sans condamnations alors que lorsque l’Irak envahit
le Kowait en 1991, sans massacres, la condamnation, légitime, est unanime et rapide. Craignant que l’accord trop tardif du Conseil de Sécurité ne stipule pas qu’il est nécessaire que les
soldats israéliens aient quitté le Liban pour que la paix soit envisageable et que l’armée libanaise prenne le relais au Sud, il menace. Comme le précisait le Général Aoun dans Le Figaro
Vendredi dernier, l’idée d’une force multinationale qui renforcerait l’armée libanaise est une idée qui souffre d’un sérieux et dangereux flou. Les israéliens la concoivent comme une force
qui les remplacerait. Ce faisant, ils poussent le Hezbollah et les autres résistants libanais (car il n’y a pas que le Hezbollah -rappelons que dans les revendications du Hezbollah,
figurent l’échange de trois prisonniers libanais détenus en Israël; parmi eux, un des plus anciens résistants communistes à l’occupation israélienne de 1982) a voir cette force comme une
force d’occupation…. Pour d’autres, plus sages sans doute, il s’agirait de renforcer l’UNIFIL. Le Hezbollah y est d’accord. Reste à voir l’attitude d’Israël qui, pour l’heure, peut tuer en
toute impunité et avec mépris, les observateurs de cette force…. En attendant, au Liban, la guerre continue et la barbarie de Tsahal est toujours à l’oeuvre. Le nombre de civils libanais
tués, blessés ou déplacés, victimes d’une curieuse conception de l’auto-défense de la part d’un pays qui ne sait faire que la guerre, augmente d’heure en heure … Et l’issue des combats sur
le terrain reste incertaine…. Le seul qui a déjà perdu, c’est le Liban.
Dr Thierry LEVY-TADJINE
Maître de Conférences au Centre Universitaire de Technologie Franco-Libanais.
La guerre est toujours horrible. Celle d’Israël contre le Liban est une des plus abjectes puisque l’Etat hébreu qui prétend combattre le terrorisme, se comporte lui-même en terroriste en
violant systématiquement les conventions de Genève: -bombardements de civils; -non respect des convois humanitaires; -bombardement d’ambulances; -utilisation de bombes au phosphore et a
fragmentation interdites par les conventions; -bombardements de casques bleus; etc.
Pourtant, malgré cela, aujourd’hui, bien qu’espérant le cessez-le feu, j’affirme, pour le Liban que j’aime, qu’il vaut mieux que le conflit continue plutôt qu’un mauvais accord. Le Liban a
été attaqué et est aujourd’hui en ruines. Il serait maladroit de la part de la communauté internationale d’aboutir à un accord qui satisfasse Israël sans satisfaire le Liban. Un tel accord
comme celui auquel ont abouti ce dimanche français et américains (en l’absence des interesses..., Le Liban et Israel) prône un cessez-le-feu avant tout règlement politique. Cela est naïf.
Un véritable accord de paix sérieux suppose le retrait des troupes israéliennes du territoire libanais et la restitution des fermes de Chebaa, objet de la controverse avec le Hezbollah, à
l’ONU. Faute de cette direction, on peut aujourd’hui douter de la volonté de la communauté internationale et des Etats-Unis en particulier, d’imposer une paix durable sur le terrain. En
plus, la France s’est discréditée aux yeux des libanais meme si dans l’A.M., sur france Info, M. Douste-Blazy disait avoir bien pris note de la decision unanime du peuple libanais par son
premier ministre et son president du parlement de refuser le projet de resolution si le retrait israelien n’y est pas mentionne.
L’équation est pourtant simple et les politiques du Hezbollah y sont prêts. Le Ministre du Travail, Trad HAMADE rappelait que ‘les armes du Hezbollah ne sont pas sacrées’ mais
qu’évidemment, elles ne sauraient être sacrifiées sans conditions d’autant que sur le terrain, comme le reconnaît ce jour la presse israélienne, l’opération militaire de Tsahal est un
fiasco. Le désarmement du Hezbollah pourrait être envisagé dés l’accord mais en contrepartie du retrait définitif et total de Tsahal et de l’échange de tous les prisonniers. Alors
seulement, la paix sera possible. Tous ces points figurent d’ailleurs dans le plan en 7 points présenté par le Premier Ministre Fuad SINIORA (cf article ci-apres). Est-ce si difficile ?
Fallait-il une guerre pour cela ? A croire que certains ne veulent pas la paix.
Dr Thierry LEVY-TADJINE
Maître de Conférences au Centre Universitaire de Technologie Franco-Libanais.
Liban, le 6 Aout 2006.
Les détails du plan de paix proposé par Fouad Siniora, premier Ministre libanais, lors la conférence internationale sur le Liban qui a réuni quinze pays et trois organisations
internationales. Source AFP. Ce texte demande « un cessez-le-feu immédiat et une déclaration d’accord sur les points suivants » :
1- un engagement à relâcher les prisonniers libanais et israéliens par le canal du Comité international de la Croix-Rouge.
2- le retrait de l’armée israélienne derrière la ligne « bleue » (tracée par l’ONU entre le Liban et Israël) et le retour des déplacés dans leurs villages.
3- un engagement du Conseil de sécurité à placer le secteur des fermes de Chebaa sous juridiction des Nations unies.
4- le déploiement de l’autorité du gouvernement libanais sur son territoire au moyen de ses propres forces armées légitimes.
5- le renforcement des forces internationales des Nations unies opérant dans le sud du Liban en nombre, équipements, mandat et périmètre d’opérations autant que nécessaire pour entreprendre
le travail humanitaire urgent et les opérations de secours.
6- l’engagement des Nations-Unies à mettre en œuvre l’accord d’armistice signé par le Liban et Israël en 1949.
7- la communauté internationale s’engage à soutenir le Liban à tous les niveaux et à l’aider à supporter l’immense fardeau résultant de la tragédie humaine, sociale et économique qui l’a
frappé.
A l’heure d’un nouveau massacre délibéré et gratuit d’Israël au Liban ou 26 ouvriers agricoles qui déjeunaient, ont été tués par un bombardement, près de la frontière syrienne, il n’y a
plus qu’une seule lecture.
Comme les pré-délinquants avec qui nous avons, autrefois, travaillé en France, Israël cherche aujourd’hui à provoquer l’autorité, en l’occurrence, la communauté internationale pour que
celle-ci exerce son rôle de père. Souvent, en flirtant avec la délinquance, certains jeunes attendent inconsciemment que la société ou la police ne remplacent leur père défaillant. Dans
l’intervalle, le temps qu’américains et français notamment, se mettent d’accord, d’autres massacres sont hélas à prévoir d’autant qu’en agissant ainsi, en infligeant de nouvelles
destructions gratuites au Liban comme les ponts détruits à Jounieh ce vendredi, Israël espère faire valoir l’urgence d’un déploiement international avant même le cessez-le-feu comme le
préconisent les américains. Or un tel souhait est un aveu de faiblesse, le rêve que la force internationale se substitue a son armée. Tous les experts reconnaissent aujourd’hui qu’après
trois semaines de bombardements intensifs, l’arsenal du Hezbollah n’est pas altéré. D’ailleurs, alors que Mr Olmert annonçait, il y a deux jours, que l’arsenal du Hezbollah était détruit à
80%, la journée de Jeudi a contredit ses espérances. Près de 200 roquettes ont été tirées sur le Nord d’Israël. Et ce Vendredi, on en a dénombrée au moins 130. Mr Olmert a menti à son
peuple, par excès d’ambition sans doute. Tsahal n’aura pas atteint ses objectifs et il est temps pour l’armée israélienne de se sortir du bourbier et pour l’Etat Hébreu, de régler, enfin,
ses différends avec le Liban. Israël est, en effet, responsable de la situation actuelle que son retrait décidé unilatéralement en 2000 sans libérer tous les prisonniers et sans clarifier
le statut des fermes de Chebaa a contribué à laisser pourrir. Pour autant, aucun Etat de la région, pas même le Liban, n’a intérêt à ce que l’armée israélienne sorte et paraisse trop
affaiblie a l’issue du conflit avec le Hezbollah. Il en va de l’équilibre entre quelques unes des puissances en rivalité : Arabie saoudite, Iran, Syrie…. Il n’en demeure pas moins qu’en
annonçant qu’il leur faudrait encore au moins deux semaines voire un mois pour atteindre leurs objectifs, les responsables de l’Etat-major qui savent qu’ils n’auront plus ce délai,
reconnaissent a demi-mot, leur échec. Condolezza Rice a, en effet, annoncé que le cessez-le-feu devait intervenir dans « quelques jours, pas des semaines ». Les diplomates américains y
travaillent enfin. Si l’accord politique est conclu, le Hezbollah pourra se plier à la résolution 1559 tout en sortant avec les honneurs. Comme l’annoncent ses responsables, notamment le
Ministre du travail libanais, Mr Trad HAMADE (Le Figaro du 3 août), « les armes du Hezbollah ne sont pas sacrées ». Si le territoire libanais n’est plus sujet à incursions étrangères, si
les prisonniers libanais détenus par l’Etat hébreu sont libérés et Chebaa rendu par Israël (au moins à l’ONU), alors, la résistance n’aura plus lieu d’être. Et Olmert pourra y voir le fruit
de son opération militaire. Nul ne pourra le blâmer de cette position importante pour la stabilité interne de son pays. Le Hezbollah redeviendra un parti politique de la scène libanaise
comme un autre même si, pour la rue arabe, Sayed Hassan Nasrallah sera devenue une figure emblématique. On aurait certes pu en arriver au même résultat sans cette sale guerre mais, si
l’issue est conforme à ce que nous en écrivons, celle-ci aura sans doute accéléré le processus et simplifié la tache du Hezbollah. Sayed Hassan Nasrallah ne cesse-t-il pas de répéter : «
C’est notre guerre. » ? Cela sonne comme un point final. Alors peut-être, à défaut de l’inconcevable nouveau Moyen-Orient conçu par les idéologues américains, la paix fleurira entre le
Liban et Israël. Contrant l’unilatéralisme israélien et les velléités guerrières de son impétueux voisin, la résistance libanaise du Hezbollah y aura grandement contribuée. Une sortie de
crise ‘gagnant-gagnant’ est donc possible et souhaitable. Une paix durable et sans rancoeurs suppose toutefois qu’Israël reconnaisse ses crimes de guerre et dédommage, de gré ou de force,
le Liban. Sur ces points, l’attitude de la communauté internationale dans les prochaines heures sera déterminante d’autant que l’unilatéralisme israélien se poursuit et est tout aussi
condamnable dans les territoires palestiniens. On découvrira alors quelles sont les véritables intentions des Etats-Unis pour le Moyen-Orient et jusqu’où Israël et le Liban leur auront
servi d’instruments malheureux.
Dr Thierry LEVY-TADJINE
Maître de Conférences au Centre Universitaire
de Technologie Franco-Libanais.
Liban, le 4 Aout 2006.
Tandis que, dans un rapport rendu public ce matin aux Etats-Unis, Human Rights Watch (HRW) atteste que Tsahal est coupable de « crimes de guerre» en prouvant que «le déroulement des
attaques dans plus de 20 cas étudiés montre que les défaillances ne peuvent pas être imputées à de simples accidents, ni liées à des pratiques injustifiées du Hezbollah », Israël poursuit
sans scrupules ses exactions. Beyrouth-Sud a encore été bombardée dans la nuit. Et ce matin, ce sont encore des innocents (quatre civils) qui sont morts gratuitement tandis que Tsahal
bombardait des ponts dans des régions jusqu’alors relativement épargnées, autour de Jounieh. Ils viennent s’ajouter a une liste déjà trop longue, fruit de la lâcheté américaine et
israélienne qui cherche a imposer par la force, un nouveau Moyen-Orient sans tenir compte de l’intégrité de l’Etat libanais et des expressions démocratiques des peuples. Ce qui se passe au
Liban et a Gaza au nom de la lutte contre ‘les forces de l’axe du mal’ est une guerre totalitaire qui risque de ruiner les bases de la démocratie au Moyen-Orient. Pour ces raisons, sans
excuser les morts de civils israéliens par des tirs de roquette aveugles, on ne peut qu’approuver la résistance du Hezbollah pour défendre la dignité d’un peuple et d’un pays. La guerre
engagée par l’Etat hébreu au nom de la lutte contre le terrorisme, le génère au contraire. Israël se comporte en terroriste. Un tiers des victimes civiles libanaises sont des enfants de
moins de douze ans. Et au Liban Sud, ceux qui étaient les plus modérés, opposants du Hezbollah, commencent aujourd’hui à se ranger derrière Sayed Hassan Nasrallah qui, à la différence, de
Tsahal, donne des réponses militaires mesurées et graduées aux agressions du pays des Cèdres. L’enjeu, pour la communauté internationale, est d’offrir, enfin s’il n’est pas trop tard, une
troisième voie possible entre l’idéologie de l’axe du mal et une idéologie de la désespérance contre le totalitarisme précèdent. Cette troisième voie passe obligatoirement par un cessez-le
feu immédiat et par un règlement politique des différends israélo-libanais et israélo-palestiniens avant tout envoi d’une force internationale faute de quoi, cette dernière serait
considérée comme une force d’occupation pro-israelienne servant, de ce fait, la construction d’un « Nouveau Moyen-Orient » dont les populations locales ne veulent pas. Sans cette troisième
voie, comment enseigner la démocratie à nos enfants au Liban ?
Dr Thierry LEVY-TADJINE, français résidant au Liban,
Maître de Conférences au Centre Universitaire
de Technologie Franco-Libanais
Liban, le 4 aout 2006.
Avec une étudiante, Lena, et sa famille dont la maison a été détruite, nous avons pénétré la banlieue Sud de Beyrouth, à Haret-El-Hreik. Cela suppose au préalable, une autorisation du
Hezbollah dont les agents de sécurité, certains en treillis avec kalachnikov, d’autres patrouillant en scooter, contrôlent très efficacement l’accès pour limiter les risques de pillage.
Une fois entré dans le quartier silencieux, on est saisi par l’immensité des destructions. C’est comme si on avait voulu rayer tout un quartier de la carte. Les amas de gravats se succèdent
mais, sans être expert en armement, on voit aussi qu’Israël a du tester des bombes d’un genre nouveau. Certains immeubles semblent perforés et on découvre un profond cratère en leur centre
sans que le reste de l’immeuble ne se soit effondré sur le cratère. L’immeuble de 4 étages où habitait Lena, touché, semble-t-il par des bombes traditionnelles, n’est plus que gravats
empilés. En fouillant les décombres, la famille retrouve miraculeusement un beau vase intact, des chocolats, quelques paires de chaussures, un peu de vaisselle….. Les livres de Lena restent
inaccessibles et peut être totalement détruits. Comme le dit le père, “ à présent, on a perdu toutes les photos des enfants, les souvenirs, la robe de mariée de ma femme. Tout a été efface
d’un coup. C’est comme si notre vie commençait de zéro aujourd’hui.” Son immeuble a été ciblé par Tsahal car, semble-t-il, il abritait au premier étage, un centre culturel de la
municipalité pro-Hezbollah. Dans l’immeuble voisin, un homme, le seul à être revenu habiter dans ce désert. Comme tous les habitants, il a fui avec sa famille, dés le premier jour des
frappes. Puis lorsque les bombardements se sont calmés, n’ayant rien à faire à la montagne, il a décidé de revenir, seul. Il n’a ni eau, ni électricité. Tout est détruit. Un responsable de
la municipalité qui nous avait donné l’autorisation d’entrer dans le périmètre sécurisé et martyrisé disait avec humour, comme pour surmonter sa colère: “Nous, on souhaitait rénover le
quartier. Israël nous a filé un sacré coup de main. Ils ont tout rasé. Nos ingénieurs travaillent déjà sur de nouveaux plans.”. Bref, malgré l’horreur absolue, on sent l’espoir et la rage
de vivre pointer. Ce sont eux qui poussent aujourd’hui, une partie des “sudistes” dont l’habitation n’a pas été détruite à quitter le Nord ou la montagne où ils s’étaient réfugiés pour
regagner leurs villes et leurs villages si tant est que ceux-ci soient situés au Nord du Litani. Ceux qui demeurent au sud du Litani sont au contraire et plus que jamais poussés à l’exil
par les menaces israéliennes. Le sérieux de la menace est accrédité par l’odieux massacre de Kana dimanche dernier. Abandonnée à la folie de Tsahal, Kana, meurtrie, est aujourd’hui une
ville déserte, signe silencieux d’un inconscient collectif libanais et israélien qui fait de cette ville, la ville martyr par excellence. Le choc du massacre de Kana est, en effet, d’autant
plus grand, qu’il rappelle celui commis par Israël au même endroit en 1996. 105 civils avaient trouvé la mort tandis que par son opération militaire, un nouveau premier ministre, Shimon
Perez, tentait alors d’affirmer son autorité. L’histoire semble se répéter avec encore plus d’horreurs…. Et la communauté internationale, être toujours aussi impuissante…. Ces temps-ci, à
Kana et au Sud-Liban, il n’y a plus de miracles….Seule, la résistance du Hezbollah permet d’espérer un autre ordre que ‘le nouveau Moyen-Orient’ prôné par les Etats-Unis et par son allié
israélien contre les peuples et contre le droit international. Le pire, c’est qu’il se passe la même chose dans la bande de Gaza contre des palestiniens qui, eux, n’ont pas les moyens du
Hezbollah pour défendre leur dignité.
Dr Thierry LEVY-TADJINE
Maître de Conférences au Centre Universitaire
de Technologie Franco-Libanais.
Liban, le 1er Aout 2006